Vingt-cinq ans de formation en soins infirmiers, et une question
Valérie est infirmière de base et formatrice depuis 1998. Elle a exercé environ vingt-cinq ans comme formatrice et cadre de santé auprès d'étudiants en soins infirmiers.
En 2018, elle sent que ses missions changent, notamment sur l'accompagnement des étudiants, et elle se pose une question simple : est-ce qu'elle continue comme ça pendant dix ans de plus ? La réponse est non, clairement. Elle quitte son travail et s'assoit sur son canapé pour réfléchir à une reconversion qui n'abandonnerait pas ses étudiants.
« Je me suis posé la question de savoir si j'allais continuer comme ça pendant dix ans encore. La réponse était non, clairement. »
Elle ne regarde jamais ce genre de contenu, et elle a cliqué
Le détail qu'elle donne sur sa découverte vaut d'être noté : l'entrepreneuriat n'est pas du tout son univers, et elle ne regarde jamais ce type de vidéo. Une publicité passe dans son fil, elle clique, écoute une heure et demie, et sa décision est prise à la fin.
Elle le dit sans détour : elle est partie de zéro, sans aucune notion de marketing ni de tunnel de vente, après vingt-cinq ans de salariat dans un tout autre domaine. Le webinaire qu'elle a regardé est en accès libre.
« Je ne regarde jamais tout ce qui est entrepreneuriat, ce n'est pas du tout mon truc. Tu es apparu dans mon fil d'actualité, et j'ai senti que je devais cliquer dessus. »
Son offre : des étudiants qui n'ont pas d'argent, et un marché saturé
Valérie s'adresse à deux publics : les étudiants infirmiers en difficulté dans leur formation, et les candidats qui cherchent à entrer dans le métier. Elle donne le chiffre qui décrit ce second marché : sept cent mille demandes pour trente-huit mille places.
Elle a monté un organisme de formation, un espace de cours et un accompagnement quotidien. Jérémy vise lui aussi un public en formation, avec ses cours d'anglais. Le point délicat est le prix : sa cible n'a pas beaucoup d'argent. Elle a donc travaillé une offre haut de gamme payable en cinq fois, doublée d'un abonnement de soutien scolaire à quarante-sept euros, que beaucoup prennent.
« Il fallait que je passe sur un tarif qui puisse correspondre à des étudiants, qui n'ont pas forcément de l'argent. »
Presque un an avant de lancer, et pourquoi elle l'assume
C'est le point qui distingue son parcours de la plupart des autres sur cette page. Elle s'est donné presque un an de travail avant de se montrer. Les cours, eux, ont été montés facilement : c'est son métier depuis vingt-cinq ans.
Ce qui a pris le temps, c'est tout le reste, qu'elle ne connaissait pas : les tunnels de vente, le fonctionnement de l'outil, la construction d'un webinaire. Elle voulait que ses étudiants arrivent sur un espace de formation qui tienne la route, parce que c'est la première chose qu'ils demandent. Elle précise que c'était son choix, et que d'autres démarrent en trois mois. Charlotte, elle, a lancé avant d'avoir fini.
« Il me fallait du temps avant de pouvoir me lancer, pour avoir un minimum de crédibilité. »
Ses résultats : première cliente en trois jours, puis cinq par mois
Elle se met sur les réseaux sociaux le vingt-huit août. Le trente et un août, elle a sa première cliente, à mille trois cents euros. Trois jours.
Puis trois clients en septembre, cinq en octobre, cinq en novembre, un mois de décembre plus calme avant Noël. Et au moment de l'entretien, le six janvier, elle en est déjà à quinze clients pour le mois en cours. Elle refuse de parler d'explosion, mais note qu'elle a presque triplé son nombre de clients.
« Je me suis mise sur les réseaux sociaux le vingt-huit août, et le trente et un août, j'avais déjà ma première cliente. »
Ce qui l'a le plus aidée quand elle ne connaissait rien
Elle cite les rendez-vous du samedi matin, pour les réponses immédiates quand elle bloquait, et la méthode elle-même : on applique, on soumet, on corrige le lendemain si ce n'est pas bon, et on passe à l'étape suivante une fois validé.
Elle mentionne aussi l'assistance technique, qui a une fois pris la main sur son ordinateur quand elle était bloquée. Venant de quelqu'un qui n'avait jamais fait ça, ce détail compte plus qu'une stratégie. Sandrine décrit le même filet quand elle a dû s'arrêter six mois.
« On applique, et si ce n'est pas bon, on retravaille le lendemain. Une fois que c'est validé, on peut avancer sur l'étape suivante. »
Son avis : rester enseignable
Sa réponse à ceux qui hésitent commence par la transparence : elle apprécie qu'on lui dise quand quelque chose n'est pas bon. Mais l'essentiel de son conseil porte sur une condition, et elle la formule mieux que personne.
Elle explique qu'elle venait d'un autre domaine, donc elle prenait tout et appliquait, sans discuter. Elle suppose que quelqu'un qui croit déjà savoir aura tendance à répondre « oui mais non », et que ça ne marche pas. Si vous voulez en parler, l'appel découverte est gratuit, et les autres membres racontent leurs propres débuts.
« Il n'y a pas de oui mais non. Je pense qu'il faut vraiment rester coachable et enseignable, et franchement, ça paye. »
Lire la transcription de l'entretien
Rémy : Valérie, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation. Je suis super content de pouvoir t'interviewer et te demander comment ça se passe dans ton business, et que tu puisses partager ton retour d'expérience et inspirer éventuellement d'autres femmes, ou même des hommes, qui pourraient regarder cette vidéo. Je sais qu'il y a souvent peu de femmes dans le business qui peuvent partager ce qu'elles font, et on a eu beaucoup de demandes de femmes qui souhaitaient voir des femmes réussir. Est-ce que tu peux te présenter rapidement, dire ce que tu fais ?
Valérie : Mon prénom, c'est Valérie, j'ai cinquante-six ans, donc j'ai un âge quand même un petit peu important dans le monde de l'entrepreneuriat. Je suis infirmière de base, formatrice depuis mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, formatrice en soins infirmiers : je forme des futurs infirmiers. J'ai exercé pendant à peu près vingt-cinq ans ce métier de formatrice, cadre de santé, auprès des étudiants. En deux mille dix-huit, j'ai senti que mes missions étaient en train de bien changer par rapport à l'accompagnement des étudiants, et je me suis posé la question de savoir si j'allais continuer comme ça pendant dix ans encore. La réponse était non, clairement. Donc j'ai quitté mon travail, et je me suis posée sur mon canapé pour réfléchir à comment je pouvais me reconvertir, mais sans abandonner ces étudiants.
Valérie : Et puis, dans mon fil d'actualité, alors que je ne regarde jamais tout ce qui est entrepreneuriat, ce n'est pas du tout mon truc, tu es apparu. J'ai cliqué dessus, j'ai senti que je devais cliquer dessus, je t'ai écouté pendant une heure et demie, et ma décision était prise à la suite de cette visio. J'ai pris rendez-vous avec un de tes closers, et je suis rentrée dans ton programme de façon à pouvoir vraiment booster ma reconversion professionnelle, en sachant que je partais de zéro, puisque je n'avais aucune notion de marketing, de tunnel, et cetera, ayant été salariée dans un tout autre domaine pendant vingt-cinq ans.
Rémy : Quel a été pour toi le plus gros problème que tu avais ? Est-ce que tu avais essayé un petit peu toute seule de ton côté, est-ce qu'il y avait des choses qui n'avaient pas fonctionné, ou directement on a travaillé ensemble ?
Valérie : J'ai marché à la confiance en te voyant. J'étais convaincue par ton discours, j'étais convaincue aussi que tu étais une autorité dans ton domaine. Moi, je partais de rien, je ne savais même pas où j'allais : avec toi, c'était un mode « j'ai confiance et je me laisse embarquer dans l'histoire », en sachant par contre que ça allait réussir. Peut-être pas comme une fusée, mais ça allait réussir, parce que tes méthodes, tes stratégies, elles sont concrètes. On a des cas concrets, tu réponds aux questions, on met en place, ce n'est pas bon, on revient. Donc à un moment donné, ça ne peut que marcher, si on se met au travail. Ça a vraiment été un coup de cœur par rapport à cet accompagnement, et je me suis laissé embarquer en toute confiance. Et du coup, ça fonctionne bien aujourd'hui, j'en ai l'impression.
Rémy : Est-ce que tu peux partager quelques informations sur tes résultats ? Par exemple, ton premier client. Tu peux d'ailleurs donner quelques détails sur ton offre aussi, à qui ça s'adresse, en quoi ça consiste. Je me souviens que tu nous avais partagé petit à petit : première vente, ensuite tu avais fait un autre post, deuxième vente, ensuite tes vingt premiers clients. Est-ce que tu peux raconter ces différentes étapes ?
Valérie : D'accord. Mon offre, lorsque je t'ai rejoint, ma niche, c'étaient des étudiants infirmiers qui étaient en difficulté par rapport à leur formation. En parallèle, il y avait aussi tous ces candidats qui veulent rentrer en tant qu'infirmier et qui doivent passer soit par Parcoursup, soit par un concours. Comme il y a sept cent mille demandes et qu'il n'y a que trente-huit mille places, forcément, c'est très tendu. Je voulais monter un organisme de formation et être vraiment visible sur les réseaux sociaux, de façon à me faire connaître le plus rapidement possible, et démarrer cette aide au quotidien, et faire surtout du soutien scolaire pour des étudiants qui sont à l'heure actuelle en difficulté.
Valérie : Quand j'ai intégré ton programme, je me suis quand même laissé presque un an de travail, ne serait-ce qu'au niveau des tunnels, et puis ensuite pour monter mon espace de formation, parce qu'il est aussi sur ClickFunnels, dans le tunnel de vente. Et derrière ça, j'ai décidé de me lancer sur les réseaux sociaux. Ça s'est fait en septembre deux mille vingt-trois, et là on est en janvier deux mille vingt-quatre, donc c'est tout récent. Je me suis mise sur les réseaux sociaux le vingt-huit août, et le trente et un août, j'avais déjà ma première cliente, pour un high ticket à mille trois cents euros. Donc c'était waouh, ça a marché direct. Mais là aussi, avec elle, ça a marché comme avec toi et moi : ça a été la confiance. Je savais de quoi je parlais. Et puis au mois de septembre, j'ai eu trois clients, au mois d'octobre j'en ai eu cinq, au mois de novembre j'en ai eu cinq : j'avais mes cinq réguliers par mois. Le mois de décembre, avant Noël, ça a un petit peu ralenti. Alors qu'au mois de janvier, j'en suis déjà à quinze clients, et on n'est que le six janvier. Donc là, je ne dis pas que c'est l'explosion, mais j'ai presque triplé mon nombre de clients.
Rémy : C'est top. Et ton tarif, est-ce que tu l'as fait évoluer avec le temps ? Est-ce qu'il est toujours le même ? Est-ce que tu penses le faire évoluer ?
Valérie : Mon tarif, non. On avait beaucoup travaillé ensemble, il fallait que je passe sur un tarif high ticket qui puisse correspondre à des étudiants, qui n'ont pas forcément de l'argent. Ceci étant, je mets des dispositions : on peut payer en cinq fois, donc ça passe. Au niveau de l'abonnement pour le soutien scolaire, c'est quelque chose qui leur convient bien, il est à quarante-sept euros, parce qu'ils ne le voient pas passer. Et du coup, j'ai un nombre incalculable de gens aujourd'hui qui prennent ces quarante-sept euros, donc ça me fait monter mon chiffre d'affaires. C'est un plus à côté. Et à côté de ça, il y a les programmes de préparation au concours, ou les préparations pour pouvoir rentrer, qui demandent beaucoup plus de temps, beaucoup plus de travail pour les étudiants, et qui sont facturés d'une manière plus importante.
Rémy : Félicitations pour tes résultats, tu les avais partagés sur le groupe, donc je pense que ça a inspiré beaucoup de monde. Tu as mis un certain temps avant de lancer. Pourquoi aujourd'hui dirais-tu que tu as eu besoin de ce temps-là ? Est-ce que tu penses que tu aurais pu aller plus vite ?
Valérie : Je ne me sentais pas de me lancer avant, parce que mon espace de formation était pour moi important : je voulais que les étudiants arrivent avec un espace de formation qui tienne la route un minimum, puisque la première chose qu'ils demandent, c'est justement l'espace dans lequel ils peuvent retrouver des cours, des fiches techniques. Donc il fallait que je prenne le temps de monter tout ça. Comme c'est mon domaine, je n'ai pas de problème au niveau de la pédagogie, je baigne dedans depuis vingt-cinq ans, donc les cours ont été assez facilement montés. Ce qui m'a pris beaucoup plus de temps, c'est évidemment tout ce qui est tunnel de vente : comment fonctionne l'outil, comment monter un webinaire. Il a fallu beaucoup travailler ensemble. C'est plutôt tout ce qui tournait autour du tunnel et du marketing, pour lequel je n'étais absolument pas prête. Il me fallait du temps avant de pouvoir me lancer, pour avoir un minimum de crédibilité.
Rémy : Tu ne venais pas du tout de ce monde-là, et du coup tu as tout appris de zéro : comment faire l'offre, la vendre, créer le tunnel. Est-ce qu'il y a quelque chose en particulier qui t'a aidée pendant cette période-là, ou qui t'a particulièrement plu dans Funnels Club ?
Valérie : Ce qui était agréable, ce sont les rendez-vous du samedi matin, qui sont toujours présents d'ailleurs, parce qu'on a les réponses immédiates à nos questions quand on bloque sur un thème particulier. Et évidemment aussi toute l'approche des stratégies et des méthodologies qu'il faut appliquer. Comme on a des réponses journalières, si ça ne va pas, on retravaille le lendemain, si ça ne va toujours pas, on retravaille. Donc finalement, il suffit de travailler, d'appliquer, de faire ce que tu nous demandes, et une fois que c'est validé, on peut avancer sur l'étape suivante. Ça, c'était vraiment top. Je n'ai pas forcément de choses qui m'ont déplu dans Funnels Club, je n'ai été arrêtée par quoi que ce soit, même au niveau de la technique quand ça ne fonctionne pas : on a Ludivine qui est là avec son équipe, qui répond facilement, ou qui prend même la main sur l'ordinateur. Ça m'est arrivé une fois, parce que j'étais vraiment bloquée, et ça m'a débloquée. Donc j'ai pris du temps, mais c'était moi qui le voulais ainsi, alors que je pense que d'autres sont beaucoup plus à l'aise pour démarrer un business en trois mois.
Rémy : Est-ce que tu aurais un mot à dire à quelqu'un qui hésiterait à travailler avec nous, ou simplement à réserver un appel pour savoir si on peut l'aider ?
Valérie : Je dirais qu'il faut faire confiance, et franchement ça paye. Parce que c'est vrai que vous êtes sur le marché depuis un moment, vous savez de quoi vous parlez, vous avez testé, vous testez, vous testez encore, et chaque fois que vous testez quelque chose, vous nous l'apportez. Il y a une grande transparence avec vous, parce que quand quelque chose n'est pas bon, vous savez nous le dire, et donc on ne peut que progresser. Ça ne peut que fonctionner, à condition évidemment de s'engager dans cette démarche : je veux y arriver, mais je dois rester enseignable, je dois rester coachable aussi. Moi, je venais d'un autre domaine, donc je prenais tout et j'appliquais. Mais c'est vrai qu'il y a d'autres personnes qui pourraient déjà savoir des choses et venir te dire : oui mais non. Il n'y a pas de oui mais non. Je pense qu'il faut vraiment rester coachable et enseignable, et franchement, ça paye.
Rémy : Merci beaucoup en tout cas d'avoir pris le temps de partager ton retour d'expérience. Je pense vraiment que ça va inspirer beaucoup de personnes, y compris des femmes, qui manquent peut-être un peu d'inspiration et de modèles vis-à-vis du business en ligne et du business de manière générale. Merci beaucoup, et puis on se voit bientôt dans tous les cas.
Valérie : On se voit bientôt, ça marche. Merci.